Infos Birmanie

Daw Aung San Suu Kyi coud son masque protecteur elle-même

Gandhi a écrit que « donner l’exemple n’est pas le meilleur moyen de convaincre…, c’est juste le seul ! »

Peut-être Daw Aung San Suu Kyi a-t-elle lu Gandhi et se l’est-elle remémoré lorsqu’elle a décidé de confectionner elle-même un masque protecteur comme ceux recommandés pour éviter que le Covid-19 ne se propage. Elle s’est faite prendre en photo alors qu’elle coud son masque et également ensuite lorsqu’elle le porte, et les deux images se sont évidemment retrouvées sur Facebook, maintenant que la Conseillère d’état y est de retour.

Succès garanti, bien sûr ! Depuis, les vidéos présentant comment réaliser son masque artisanal fleurissent sur le Facebook en Birman. « C’est que nous sommes un peu perdus entre tout ce que nous lisons sur Facebook a propos des masques. Certains prétendent que des masques déjà utilisés sont simplement nettoyés et revendus, d’autres disent que beaucoup de masques sont de mauvaise qualité et provoquent des maladies », expliquent une utilisatrice de Facebook. « Je ne savais que penser ! Mais en voyant Daw Aung San Suu Kyi coudre son masque, je me suis dit que c’était cela la meilleure solution : fabriquer mon propre matériel que je pourrai ensuite laver ».

Lors d’une visite à Bago début avril, Daw Aung San Suu Kyi s’était offusquée des profiteurs, de ceux qui vendent des masques à des tarifs exorbitants et qui de ce fait privent pleins de gens de la possibilité de protéger les autres. Si elle a promis que des sanctions seront prises contre ces abus, elle avait aussi suggéré à l’époque que les gens fabriquent eux-mêmes leurs masques afin de casser ce marché spéculatif en construction. Elle avait même ajouté que « les hommes devaient se mettre à la couture afin que tout le fardeau de la fabrication ne repose pas seulement sur les femmes ». Vu la société extrêmement patriarcale et machiste de Birmanie, peu de chances qu’elle ait été entendue sur ce dernier point. Mais sur le précédent, si ! Désormais les masques artisanaux prolifèrent et le cours du masque est retombé aux alentours de 500 kyats l’exemplaire (environ 35 centimes d’euros), toujours très cher pour les plus pauvres mais loin des 5 000 et même 9 000 kyats observés dans certains lieux de vente.

Toujours au chapitre de donner l’exemple pour lutter contre l’épidémie de Sars-nCov-2, une campagne dans tout le pays pour apprendre à bien se laver les mains, et pourquoi cela importe, utilise une photo de Daw Aung San Suu Kyi pour expliquer comment procéder, étape par étape.

Lepetitjournal.com – 20 avril 2020

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