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L’épuration politique se joue dans les tribunaux cambodgiens

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Un tribunal cambodgien a ouvert le 14 janvier le premier des deux procès «de masse» contre des membres et des sympathisants du parti d’opposition interdit du pays pour avoir prétendument planifié une attaque contre le gouvernement en 2019.

Soixante personnes liées au parti d’opposition Cambodia National Rescue Party (CNRP) ont comparu jeudi et 77 autres personnes seront confrontées aux mêmes accusations lors d’une audience le 4 mars.

Tous les prévenus sont accusés de “complot”. Ils risquent une peine maximale de 12 ans de prison s’ils sont reconnus coupables. Ces accusations sont liées à la tentative infructueuse de l’ancien président du CNRP, Sam Rainsy, de rentrer au pays en 2019. Sam Rainsy, contributeur régulier de Gavroche, est en exil depuis 2015 en France. Il a été empêché de rentrer au Cambodge  en raison du veto du gouvernement cambodgien. Les pays voisins de l’ASEAN ont refusé qu’il embarque dans un vol à destination de Phnom Penh. 

Le gouvernement a déployé des policiers spécialisés et des membres armés de l’Unité des gardes du corps – des forces de sécurité d’élite chargées de protéger le Premier ministre cambodgien Hun Sen – pour créer un cordon de sécurité autour du tribunal.

Le Centre cambodgien pour les droits de l’homme a déclaré que plusieurs partisans du CNRP et des membres des familles des accusés ont été empêchés d’observer le procès et qu’un homme a été détenu par des policiers. Un autre groupe local de défense des droits, Licadho, a fait état de quatre arrestations devant le tribunal de Phnom Penh mais n’a pas pu confirmer s’ils avaient été libérés.

Panel de trois juges

Un panel de trois juges a ouvert l’audience en présentant les conclusions des enquêteurs dans l’affaire, alléguant qu’il y avait une “structure” prévue pour le retour de Rainsy et que les gens avaient été convaincus de se rassembler en grand nombre pour attaquer le gouvernement et porter atteinte à la sécurité nationale.

Seuls deux des onze accusés ont été interrogés jeudi, le tribunal ajournant la procédure jusqu’au 28 janvier.

Les procureurs et le panel de juges ont interrogé les deux accusés sur un groupe Facebook Messenger, prétendument utilisé par les accusés et les hauts dirigeants du CNRP pour planifier l’événement de 2019.

Le procès avait débuté fin novembre, lorsque le tribunal a tenu une audience chaotique et n’a pas pu déterminer le nombre d’accusés présents ce jour-là. Les juges ont rapidement décidé de diviser les audiences en deux.

Gavroche-thailande.com – 18 Janvier 2021

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