“En Thaïlande, j’ai dit adieu au stress”
Pour préserver sa santé mentale, cette jeune Américaine a décidé il y a six ans de quitter San Diego, en Californie, pour Chiang Mai, en Thaïlande. À “Business Insider”, elle confie qu’elle n’a pas l’intention de retourner aux États-Unis.
Katherine Phillips, 32 ans, ne voulait plus passer des journées interminables au travail. “J’étais vraiment épuisée. Je travaillais parfois jusqu’à quinze heures par jour”, confie-t-elle à Business Insider. Installée depuis 2019 à Chiang Mai, la grande ville touristique du nord de la Thaïlande, elle estime avoir fait le bon choix et bénéficier désormais d’un environnement qui lui permet de s’épanouir – malgré la pollution, qui recouvre parfois la ville d’un épais brouillard.
Pourquoi Chiang Mai ? Parce que cette ville figure régulièrement, depuis des années, sur les listes des destinations populaires parmi les nomades numériques. Ce sont ces classements qui ont mis la puce à l’oreille à la jeune Américaine. “Chiang Mai semblait être un endroit où l’on pouvait vivre en sécurité.” D’après les données du gouvernement thaïlandais, quelque 163 036 ressortissants étrangers vivent actuellement dans la région, attirés par un coût de la vie accessible et l’ambiance “décontractée”.
Après avoir terminé des études supérieures en psychologie, Katherine Phillips avait besoin de faire une pause. Elle avait une forte envie de voyage, mais pas question de se contenter de prendre une année sabbatique. “Elle voulait également s’assurer un revenu.” Le jour où elle est tombée sur une offre d’emploi pour une école internationale de Chiang Mai, elle qui n’avait jamais mis les pieds en Thaïlande a tout de suite décidé de sauter le pas.
Un loyer à 300 euros par mois
Le contrat était d’un an, mais six ans plus tard, après avoir déménagé trois fois, changé de travail et décroché un visa d’études pour retourner à l’université et apprendre la langue, elle vit toujours à Chiang Mai.
En 2019, Katherine Phillips avait à peine plus de 25 ans. Elle a dû commencer par vaincre les réticences de ses parents. “Ils sont très traditionnels et estiment qu’il faut travailler dur pour décrocher des diplômes avant de gravir les échelons dans une entreprise, ce genre de choses… Ce n’était pas ma conception de la vie.” Originaire des Philippines, sa mère avait émigré aux États-Unis quand elle avait 18 ans. “Elle a tout fait pour réussir et avait complètement adhéré à l’“american dream”. Moi, je voulais faire le contraire : quitter les États-Unis.”
Aujourd’hui, Katherine Phillips n’imagine plus qu’elle pourrait vivre à nouveau au rythme américain. En 2022, trois ans après son arrivée à Chiang Mai, elle s’est installée dans le quartier branché de Nimmam, fréquenté par les nomades numériques et les expats, où son appartement lui coûte 11 500 bahts par mois, soit un peu plus de 300 euros. Elle a trouvé un job dans une entreprise spécialisée dans le marketing et elle peut travailler à distance grâce à son visa Destination Thaïlande, valide pendant cinq ans. “J’ai du temps à consacrer à mes loisirs, ce qui n’aurait pas été possible aux États-Unis ! Et honnêtement, je me sens plus en sécurité que là-bas. J’ai l’impression qu’ici tout le monde prend soin des autres.”
Courrier international – 17 mars 2025
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