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Coronavirus : en Asie du Sud-Est, un faible nombre de cas qui interroge

Au Cambodge, un septième cas de Covid-19 a été diagnostiqué le 13 mars. Alors que le pays n’avait enregistré qu’un seul cas positif chez un touriste chinois fin janvier, six cas ont été confirmés en une semaine.

Dans la région, la Birmanie (également appelée Myanmar) ou le Laos n’ont toujours déclaré aucun cas sur leur territoire. Certains s’interrogent donc sur le nombre de cas réel dans certains pays d’Asie du Sud-Est.

Parmi les sept cas de Covid-19 diagnostiqués jusqu’ici au Cambodge, six concernent des ressortissants étrangers, visiteurs de passage ou résidents sur place. Le cas d’un premier Cambodgien, le seul pour l’instant, n’a été confirmé que la semaine dernière.

Le pays a donc pris de nouvelles mesures préventives, dont l’interdiction de séjour au Cambodge pour les personnes arrivant de France, d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne ou des États-Unis à partir du 17 mars. Une mesure que le Cambodge n’a pas appliquée à l’égard de la Chine depuis le début de l’épidémie.

Mais au Cambodge, beaucoup parmi les plus vulnérables économiquement expliquent ne pas se fier au système de santé. Certains craignent donc que les chiffres de personnes contaminées puissent être supérieurs.

Étrange absence de cas

Si Singapour fait office de bon élève dans la région, dans d’autres pays, au Myanmar ou Laos, l’absence de cas interpelle. D’autant que les deux États partagent des frontières avec la Chine.

Fin février, Marc Lipsitch, chercheur à Harvard expliquait avoir des doutes sur le nombre réel de cas dans la zone du Sud-Est asiatique. Quelques jours plus tard, l’Indonésie officiellement épargnée jusque-là rapportait son premier cas.

Au Myanmar, les autorités tentent d’expliquer l’absence de cas par l’hygiène de vie des Birmans. Au Cambodge, fin janvier, le Premier ministre Hun Sen avait suggéré que le climat tropical pourrait expliquer l’absence de propagation du virus.

Dans le même temps, les autorités cambodgiennes se montrent particulièrement fermes à l’égard des informations diffusées sur le Covid-19. Cinq personnes ont été arrêtées pour avoir diffusé ce que les autorités considèrent comme des insultes ou des « fake news » sur les réseaux sociaux.

Par Juliette Buchez – Radio France Internationale – 14 mars 2020

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