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L’explosion de la pauvreté relance le débat sur la main-mise chinoise

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La pauvreté pourrait doubler en Birmanie. Elle pourrait toucher près de la moitié de la population (48,2%) d’ici 2022, selon le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). La pandémie et le coup d’État seraient responsable respectivement d’une hausse du taux de pauvreté de 11,3% et de 12,1%.

Après plus d’une décennie de gains durement gagnés dans la lutte contre la pauvreté, le nombre de pauvres en Birmanie pourrait doubler en raison des effets combinés de la pandémie COVID-19 et de la crise politique en cours, selon une nouvelle étude publiée le 30 avril par le PNUD.

Cette augmentation très sensible du niveau de pauvreté est bien sûr le résultat de l’arrêt des activités économiques du aux affrontements après le putsch des militaires. Ce qui doublerait donc le taux actuel (24,8%) et pourrait pousser jusqu’à 12 millions de personnes dans la pauvreté.

Selon ce scénario des Nations unies, la pauvreté retrouverait ainsi son niveau de 2005 en seulement deux années et jusqu’à 25 millions de personnes – près de la moitié de la population du Myanmar pourraient vivre sous le seuil de pauvreté national d’ici au début de 2022.

Pauvreté urbaine

La pauvreté urbaine devrait tripler et l’aggravation des conditions de sécurité a continué de fracturer les chaînes d’approvisionnement et d’entraver la circulation des personnes, des services et des produits de base, y compris la fourniture de produits agricoles.

Les petites entreprises, qui fournissent la majorité des emplois et des revenus aux segments les plus pauvres de la population urbaine, ont été durement touchées. La pression exercée sur la monnaie du pays, le kyat, a augmenté le prix des importations et de l’énergie. Dans le même temps, le système bancaire du pays reste paralysé, ce qui entraîne des pénuries de liquidités et un accès limité aux prestations sociales. Cela empêche également les envois de fonds indispensables d’atteindre les familles en difficulté.

Forte augmentation du commerce illégal de terres rares vers la Chine

Plusieurs groupes environnementaux du Kachin (frontière avec la Chine) affirment par ailleurs que l’exploitation illégale des terres rares par les entreprises chinoises a été multipliée par plus de cinq depuis le coup d’État.

Ils estiment qu’il y a plus de 100 mines de terres rares dans les cantons de Pangwa et Chipwe contrôlées par des milices et des investisseurs chinois. Ces fouilles illégales sont en train de se développer car il n’y a pas de contrôle de la part des représentants du gouvernement depuis le coup d’État militaire.

Ces mines représentent un intérêt stratégique majeur pour Pékin qui importe la moitié de ces terres rares lourdes depuis la Birmanie (74% de ses importations de Birmanie). En 2020, la Birmanie a produit 39% des terres rares lourdes mondiales.

Gavroche-thailande.com – 8 mai 2021

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