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Covid-19 : la communauté vietnamienne reçoit de l’aide administrative au consulat

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Les frontières du Vietnam ont rouvert pour la diaspora et les ressortissants de certains pays, après deux ans de fermeture. Au 4e Km à Nouméa, les Vietnamiens qui souhaitent voyager s’adressent au consulat en Nouvelle-Calédonie pour recevoir de l’aide dans leurs démarches.

“Il faut aimer aider les gens”, sourit Jean-Pierre Dihn. Consul depuis près de six ans, à 72 ans, il envisage de passer la main. “Tout le travail que je fais, c’est du bénévolat. La communauté a beaucoup de problèmes pour communiquer donc je suis là pour les accompagner.”

“En ce moment je suis submergé. Ça me prend quasiment toute la journée. Je vous assure, j’ai même pas le temps de manger…” Difficile de trouver un moment pour échanger avec le consul honoraire du Vietnam en Nouvelle-Calédonie tant il est sollicité. En plus des affaires courantes, il débrouille des situations très diverses en lien avec les voyages vers le Dragon de l’Asie, où l’on peut se rendre à nouveau depuis un mois.

Parcours du combattant

Pour rentrer au Vietnam, il faut obtenir un QR code national et une autorisation d’Hanoï. Maurice vient juste de récupérer son visa au consulat, c’est la première étape. “J’ai attendu trois semaines pour l’avoir. C’est un papier spécial pour que les ressortissants puissent entrer au pays pendant la pandémie, il est valable cinq ans. Je vais voir la famille tous les deux ans, habituellement.

Chuc-Lydie et son mari Jacques espèrent pouvoir prendre l’avion bientôt. “On vient faire les visas ici, c’est plus pratique, raconte-t-elle. Depuis la pandémie, on est bloqués et on commence à avoir la nostalgie du pays.” Trois jours de confinement restent obligatoires à l’arrivée. 

Mesures très strictes

Avec la pandémie de Covid, les formalités administratives sont plus nombreuses et les délais allongés. Que l’on possède un passeport français ou vietnamien, une carte de séjour, qu’on choisisse de passer par l’Australie ou le Japon, il faut espérer que les liaisons aériennes seront maintenues, sinon il y a un risque d’être renvoyé à Nouméa. 

C’est très compliqué, confirme Jean-Pierre Dihn. Il y a des parents très malades ou qui sont morts, et pour un Vietnamien, c’est très important d’être présent à l’enterrement.” Le consul le reconnaît : “Là-bas, c’est très strict. Si j’ai deux personnes malades dans mon quartier, il sera bloqué entièrement. Si vous ne respectez pas la consigne, vous allez en prison. Ici, on est dans un pays libre, et on se plaint : on est des enfants gâtés.”

Par Julie Straboni  – Nouvelle-Calédonie la 1ère TV – 28 février 2022

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