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Assassinat de Lim Kimya , une enquête en cours au Cambodge

L’ambassadeur de France au Cambodge, Jacques Pellet, a rencontré le vice-chef de la police nationale cambodgienne pour discuter de l’enquête sur l’assassinat de Lim Kimya, un ancien député d’opposition. L’enquête se poursuit, mais des questions subsistent.

L’ambassadeur de France au Cambodge, Jacques Pellet, s’est récemment entretenu avec Dy Vichea, vice-chef de la police nationale cambodgienne, afin de discuter des mesures prises par les autorités cambodgiennes dans le cadre de l’enquête menée par la Thaïlande sur l’assassinat de Lim Kimya. Ce dernier, citoyen franco-cambodgien et ancien député de l’opposition, a été tué à Bangkok le 7 janvier par un thaïlandais nommé Ekkalak Paenoi.

Contexte politique au Cambodge

Lim Kimya, âgé de 74 ans, était un ancien membre du Parlement du Cambodge, élu lors des élections de 2013 sous la bannière du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP). Le CNRP a depuis été dissous.

Enquête et arrestations

L’assassin présumé, Ekkalak Paenoi a été arrêté au Cambodge le lendemain du meurtre et extradé vers la Thaïlande le 11 janvier. Bien qu’il ait avoué le crime, il a refusé de révéler qui l’avait engagé. Les autorités thaïlandaises ont identifié deux suspects cambodgiens, Pich Kimsrin et Ly Ratanakraksmey, pour lesquels des mandats d’arrêt ont été émis. Le premier est accusé d’avoir désigné la victime au tueur, tandis que le second l’aurait engagé.

Réactions et Critiques

Le fils de Lim Kimya, Lim Thomas, a critiqué la gestion de l’enquête dans un post sur Facebook, soulignant une disparité dans les efforts de la police. Il a questionné l’absence d’action contre les suspects cambodgiens, dénonçant un traitement inégal. Le secrétaire général du parti Candlelight, Ly Sothearayuth, a appelé le gouvernement à coopérer pleinement pour garantir justice à Lim Kimya en arrêtant les responsables.

Coopération internationale avec le Cambodge

L’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) a publié une notice rouge pour Kimsrin à la demande de la Thaïlande. Cependant, il n’y a pas eu de mise à jour sur l’enquête concernant les deux suspects cambodgiens. Touch Sokhak, porte-parole du ministère de l’intérieur, et Chhay Kim Khoeun, porte-parole de la police nationale, n’ont pas répondu aux questions que leur a posées Camboja News.

L’analyste politique Meas Nee a prévenu que la lenteur de la réaction du Cambodge pourrait susciter des critiques, notamment par rapport à la Thaïlande, qui a identifié les suspects en une semaine, alors que les deux suspects cambodgiens n’ont toujours pas été retrouvés après être entrés dans le pays. 

Cité par Camboja news,il a ajouté « Tout retard dans l’enquête ou tout manque de coopération suscitera des inquiétudes quant à la transparence du système judiciaire », précisant qu’une enquête approfondie permettrait de dissiper les soupçons de collusion.

Le porte-parole de la police, Kim Khoeun, a précédemment déclaré News que les autorités cambodgiennes n’avaient reçu aucune demande officielle de la part des autorités thaïlandaises concernant les suspects cambodgiens dans cette affaire.

Le Premier ministre cambodgien Hun Manet a affirmé que les autorités sont prêtes à coopérer avec les enquêteurs thaïlandais et souhaitent déterminer les motivations derrière l’assassinat, tout en démentant toute implication de son gouvernement ou de son père, Hun Sen.

Lepetitjournal.com – 27 février 2025

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