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Riz vietnamien : objectif d’exportation fixé à 7 millions de tonnes en 2026

Dans un contexte de surplus mondial, le Vietnam prévoit d’exporter environ 7 millions de tonnes de riz en 2026.

Après une année 2024 record avec 9,2 millions de tonnes exportées pour une valeur de 5,8 milliards de dollars, et une année 2025 soutenue avec plus de 8 millions de tonnes pour 4,1 milliards de dollars, le Vietnam ajuste son objectif d’exportation à 7 millions de tonnes en 2026.

Le président de l’Association vietnamienne des vivres (VFA), Dô Hà Nam, a indiqué que cette orientation s’inscrit dans la mise en œuvre de la décision n°583 du Premier ministre adoptée en mai 2023, visant à réduire progressivement les exportations de riz à environ 4 millions de tonnes d’ici 2030, tout en améliorant la qualité et la valeur des produits.

Au début de l’année 2026, le marché mondial du riz demeure atone. Si les Philippines ont rouvert leurs importations, l’Indonésie a annoncé qu’elle ne prévoyait aucun achat cette année et envisage même d’exporter jusqu’à un million de tonnes grâce à une production nationale excédentaire.

Au Vietnam, au cours des 15 premiers jours de janvier, malgré un marché moins dynamique qu’à la même période des années précédentes, de nouveaux contrats ont été conclus avec de grands clients et les premières livraisons ont été effectuées. Les prix du riz vietnamien se sont ainsi maintenus à un niveau stable par rapport à la fin de 2025.

Selon des experts, l’interdiction d’exportation du riz décidée par l’Inde en 2023 a incité de nombreux pays à accroître leur production nationale afin d’assurer leur sécurité alimentaire, entraînant un surplus mondial cumulé estimé à 7 à 8 millions de tonnes ces deux ou trois dernières années. Cette situation limite les perspectives de hausse des prix du riz, en particulier pour les variétés courantes, en 2026 et au cours des années suivantes.

Vu la tendance de nombreux pays à renforcer leur autonomie en matière d’approvisionnement, les segments bas et intermédiaire deviendront très difficiles à concurrencer et présenteront des risques de marché élevés. En revanche, des opportunités subsistent dans les segments haut de gamme, notamment au Japon, dans l’Union européenne, aux États-Unis, en Australie et au Moyen-Orient. La question clé est de poursuivre l’amélioration de la qualité et de garantir la sécurité des produits afin de pénétrer ces segments.

Certaines entreprises vietnamiennes ont d’ores et déjà identifié cette orientation et coopèrent avec des distributeurs en Europe et aux États-Unis pour construire et positionner la marque du riz vietnamien sur les rayons des supermarchés. Il s’agit d’un chantier de grande envergure, complexe et exigeant du temps, des investissements financiers importants, ainsi qu’un engagement soutenu. C’est pourquoi les entreprises ont besoin d’un appui accru de l’État, à plusieurs niveaux, afin de développer les infrastructures de la filière et de promouvoir l’expansion des marchés.

Agence Vietnamienne d’Information – 16 janvier 2026

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