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Comment le congrès du Parti communiste pourrait renforcer le pouvoir de Tô Lâm, l’homme fort du Vietnam ?

Du processus de sélection des dirigeants à la politique étrangère, voici les clés pour comprendre le congrès quinquennal du Parti communiste du Vietnam qui s’ouvre lundi pour finaliser la composition de son politburo et présenter ses principales orientations

Seule formation politique reconnue au Vietnam, le Parti communiste a jusqu’à présent suivi un processus décisionnel fondé sur le consensus, empêchant l’émergence d’un leader unique tout-puissant.

Mais le secrétaire général Tô Lâm met en doute ce modèle. Déjà homme le plus puissant du Vietnam, il espère étendre encore son pouvoir, en cumulant les rôles de président et de chef du Parti.

Voici quelques questions clés autour de cet événement hautement chorégraphié, qui se déroule de lundi à dimanche.

Comment les dirigeants sont-ils sélectionnés ?

Environ 1 600 délégués, qui représentent les cinq millions de membres du Parti, se réunissent à Hanoï pour une semaine de réunions à huis clos.

Ils éliront environ 200 membres au Comité central, qui choisira à son tour entre 17 et 19 membres du puissant Bureau politique.

En plus du secrétaire général, considéré comme le principal dirigeant du pays, le politburo choisit également les autres « piliers » du système: le président, le Premier ministre, le président de l’Assemblée nationale et le membre permanent du Secrétariat du Comité central.

Le président, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale doivent ensuite être approuvés par un vote du Parlement.

Qui sont les acteurs clés ?

Selon des sources informées du Parti, le secrétaire général Tô Lâm, qui a passé l’essentiel de sa carrière au ministère de la Sécurité publique, devrait conserver son poste actuel.

Sa faction au sein du Parti communiste est perçue comme alignée avec la police, tandis que le principal groupe rival est du côté des militaires.

Des analystes estiment que le président Luong Cuong, ancien général, pourrait être remplacé. Ses remplaçants pourraient être Tô Lâm, ou le ministre de la Défense Phan Van Giang, soutenu par l’armée.

La composition du politburo sera le meilleur indicateur de la domination de Tô Lâm, selon Nguyen Khac Giang, chercheur invité à l’ISEAS–Yusof Ishak Institute de Singapour.

S’il y a un équilibre des pouvoirs entre les deux factions, alors Tô Lâm sera « le premier parmi ses pairs, mais cela ne signifiera pas qu’il aura le pouvoir de faire ce qu’il veut », explique-t-il.

Qu’attendre des cinq prochaines années ?

Après avoir mené une campagne anticorruption vigoureuse, élagué l’appareil administratif et réduit la bureaucratie, des experts affirment que Tô Lâm, au pouvoir depuis environ un an et demi, se concentrera sur la stimulation de la croissance du secteur privé ainsi que les progrès numériques et technologiques.

Le Parti s’est fixé l’objectif ambitieux d’augmenter la croissance annuelle à 10 % pour les cinq prochaines années.

Géo Magazine avec Agence France Presse – 19 janvier 2026

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