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Thaïlande 2026 : la fin silencieuse des “visa runs” a déjà commencé

En 2026, la Thaïlande n’introduit pas de nouvelle loi majeure sur les visas, mais applique plus strictement les règles existantes.

Ce changement discret modifie en profondeur les conditions de séjour des expatriés et des visiteurs de longue durée, notamment pour ceux qui s’appuyaient sur les exemptions de visa ou les séjours touristiques répétés.

Plus que les formalités, ce sont désormais les usages réels qui sont évalués par l’immigration.

Quels changements concrets pour les expatriés en Thaïlande en 2026

Une grande partie des discussions autour des visas en Thaïlande se concentre sur des rumeurs, des anecdotes et la panique sur les réseaux sociaux.

En réalité, l’évolution la plus importante en 2026 est plus discrète et plus structurelle : l’application des lois sur l’immigration s’aligne désormais sur l’intention politique.

Aucune nouvelle loi radicale n’a été introduite.

Au contraire, les règles existantes sont appliquées de manière plus cohérente, en particulier dans les cas où des visas de courte durée sont utilisés pour un séjour de longue durée.

Ce changement est important car il modifie les résultats, et non les formalités administratives.

Exemptions de visa : règles inchangées, résultats différents

Sur le papier, rien n’a changé en matière d’exemptions de visa.

Les ressortissants éligibles bénéficient toujours d’un séjour de 60 jours à leur entrée dans le pays, avec la possibilité d’une prolongation de 30 jours.

Ces droits sont toujours réinitialisés chaque année.

Ce qui a changé, c’est la manière dont les modes de séjour sont évalués.

Les agents de l’immigration examinent de plus en plus l’historique cumulé des voyages plutôt que les entrées isolées.

Les arrivées fréquentes, le temps minimal passé en dehors de la Thaïlande et les prolongations répétées font désormais l’objet d’un examen plus approfondi.

Concrètement, cela signifie que les décisions d’entrée ne sont plus automatiques, que les prolongations sont discrétionnaires plutôt que systématiques et que les passages frontaliers terrestres sont plus strictement limités et moins flexibles.

Il ne s’agit pas d’une répression, mais de l’application logique d’un principe de longue date : les exemptions de visa sont destinées aux visiteurs, et non aux résidents.

Pourquoi « ça a marché avant » n’est plus une stratégie

De nombreux expatriés de longue date soulignent qu’ils ont utilisé des exemptions de visa ou des visas touristiques pendant des années sans problème.

Cette observation est peut-être toujours vraie dans les faits, mais elle n’est plus prédictive.

Les systèmes d’immigration n’ont pas besoin d’agir de manière uniforme pour être efficaces.

Une application sélective, même lorsqu’elle est mise en œuvre progressivement, modifie les comportements à tous les niveaux.

L’absence de problèmes dans le passé n’indique pas une tolérance future ; elle reflète simplement une discrétion antérieure.

En 2026, cette discrétion se réduit.

Visa DTV : la clarté a des conséquences

Le visa Destination Thailand (DTV) est devenu l’option par défaut pour les étrangers indépendants de leur lieu de résidence qui souhaitent séjourner à long terme sans ambiguïté.

Sa structure est simple : 180 jours par séjour, renouvelable une fois ; validité de cinq ans avec entrées multiples ; et preuve financière de 500 000 bahts détenus sur un compte personnel pendant au moins trois mois.

Ce qui mérite davantage d’attention, ce n’est pas le visa lui-même, mais ses implications.

Passer plus de 180 jours en Thaïlande au cours d’une année fiscale établit la résidence fiscale thaïlandaise.

En 2026, cette classification n’est plus théorique ; elle entraîne des conséquences réelles en matière de conformité, notamment en ce qui concerne les revenus provenant de l’étranger.

Le DTV offre une sécurité juridique en matière d’immigration, mais il supprime également toute possibilité de déni plausible en matière fiscale.

Visa LTR : un signal délibéré

Alors que les contrôles se sont renforcés pour les séjours de courte durée, la Thaïlande a rendu son visa de résident de longue durée (LTR) plus accessible.

Les seuils de revenus ont été assouplis, les exigences des employeurs réduites et les formalités administratives simplifiées.

Les incitations restent substantielles : déclaration annuelle au lieu de contrôles tous les 90 jours, traitement fiscal préférentiel pour les professionnels éligibles et longues périodes de validité.

Le message est cohérent : la Thaïlande continue d’accueillir les résidents de longue durée, à condition que leur statut juridique corresponde à leur mode de vie réel.

Une orientation politique, pas une phase temporaire

Ce qui se passe en 2026 ne doit pas être considéré comme un cycle temporaire ou une réaction excessive.

Cela reflète un réajustement plus large : des catégories de visas plus claires, des attentes plus claires et moins de solutions informelles.

Pour les expatriés, la question n’est plus de savoir si l’ancien système reviendra, mais s’il est judicieux de continuer à s’y fier.

La fin de l’ère des « visa runs » n’arrive pas avec des gros titres ou des campagnes de répression.

Elle arrive grâce à la prévisibilité.

Ceux qui alignent leur statut de visa sur leur mode de vie réel en Thaïlande trouveront le système de plus en plus stable.

Ceux qui ne le font pas seront confrontés à une incertitude croissante, non pas parce que les règles ont changé, mais parce qu’elles sont enfin appliquées comme prévu.

Toutelathailande.fr avec Pattaya Mail – 10 février 2026 

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