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Au Cambodge, on ne rigole pas avec le couvre-feu

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Avec la mise en place de couvre-feu au Cambodge certains contrevenants apparaissent. Quand ils sont attrapés, ils sont jugés  très sévèrement, même de hauts fonctionnaires.

Quelques cas de non-respect au couvre-feu au Cambodge

Le khmer times rapporte qu’un homme de 50 ans a été condamné par le tribunal provincial de Kampong Cham à un an de prison pour avoir organisé une soirée arrosée pendant le couvre-feu et désobéi aux ordres de la police. 

VOA rapporte qu’au moins cinq personnes ont été inculpées, détenues ou condamnées pour avoir prétendument enfreint la nouvelle loi COVID-19 au cours d’un verrouillage de deux semaines appliqué à Phnom Penh et Takhmau. Les autorités ont arrêté au moins cinq hommes dans des incidents distincts pour avoir violé les mesures de confinement.

Trois hommes, dont Ung Chanthouk, un fonctionnaire deux étoiles de la police nationale, ont été arrêtés pour avoir rassemblé des personnes et des boissons, ce qui est contraire aux restrictions actuelles. 

L’article 4 interdit tout rassemblement susceptible de provoquer la propagation du COVID-19, et l’article 11 sanctionne “l’obstruction intentionnelle ou la dissuasion de l’application d’une mesure”. Le Premier ministre Hun Sen a également déchu le fonctionnaire de police de son grade et l’a renvoyé des forces de la police nationale, selon un décret royal publié le 17 avril et vu par VOA Khmer. 

“Cet homme doit être condamné… Ne le libérez pas. Cet homme doit être condamné… Ne le relâchez pas, [il] doit être condamné »- a déclaré Hun Sen dans une voix audio publiée samedi.*

  Dans deux autres affaires distinctes, un conducteur a été arrêté pour avoir posté une vidéo de lui traversant la ville au volant d’une Lexus, et un autre, a été condamné. Dara Rath Sokun a été  condamné à 12 mois de prison pour avoir coupé le ruban de police afin de pénétrer dans une zone interdite 

Enfin, dimanche 18 avril, un Allemand de 36 ans a été arrêté à Kampot. Il est accusé d’avoir violé le couvre-feu. Il avait posté sur les réseaux sociaux la tournée des bars (fermés).

Ces quelques exemples montrent qu’il faut prendre les menaces de sanctions très au sérieux et que même des personnages haut placés ne sont pas à l’abri.

On peut par ailleurs remercier certains contrevenants d’avoir publié leurs exploits sur Facebook ce qui facilite grandement le travail des enquêteurs et leur permet de se consacrer davantage sur les malfaiteurs plus intelligents. 

Une “éducation dure” pour les personnes qui enfreignent le confinement

Par ailleurs des cannes ont été distribuées à des policiers de Phnom Penh pour les aider à faire respecter le confinement. Le gouverneur de Phnom Penh, Khuong Sreng, a déclaré que l’utilisation de verges  ou de cannes par la police pour faire respecter le confinement des citoyens qui refusent de rester chez eux est justifiée et s’apparente à “des parents qui disciplinent leurs enfants”. 

En outre, le colonel San Sok Seiha, porte-parole de la Commission municipale de Phnom Penh, a déclaré que les autorités utiliseraient désormais le “Hot Dharma” ou “éducation dure” pour les personnes des zones rouges qui enfreignent les interdictions de confinement.

Lepetitjournal.com – 21 avril 2021

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