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Sam Rainsy mis en examen en France pour avoir diffamé Hun Sen

L’opposant cambodgien Sam Rainsy a été mis en examen par la justice française le 8 juin pour diffamation publique envers le premier ministre Hun Sen.

Sam Rainsy, ancien dirigeant du parti de sauvetage national du Cambodge (CNRP) dissous en novembre 2017, a été mis en examen lundi 8 juin par le tribunal judiciaire de Paris pour diffamation publique envers le premier ministre cambodgien Hun Sen.

Selon le communiqué publié par le cabinet d’avocats Leick Raynaldy et associés, cette mise en examen vise l’intégralité des imputations visées dans la plainte déposée le 20 août 2019 par le premier ministre cambodgien Hun Sen.

Sam Rainsy avait affirmé en juin 2019 que le premier ministre avait tué l’ancien chef de la police nationale Hok Lundy en ordonnant l’explosion d’un hélicoptère que Hok Lundy avait emprunté pour effectuer un trajet entre Phnom Penh et Svay Rieng en 2008.  Sam Rainsy avait également assuré que le chef adjoint de la police nationale et fils de  Hok Lundy, Dy Vichea, et le ministre de l’Intérieur, Sar Kheng, avaient l’intention de se venger de Hun Sen. Deux plaintes distinctes avaient été déposées dans les semaines qui ont suivi par Hun Sen et Dy Vichea.

D’après les avocats de Hun Sen, le juge d’instruction français a « considéré qu’il existait des indices graves et concordants rendant vraisemblable que M. Sam Rainsy ait pu participer à la commission des faits reprochés »

L’opposant cambodgien a accueilli positivement sa mise en examen, car celle-ci constitue à ses yeux une tribune contre son adversaire politique. « Hun Sen est tombé dans mon piège, s’est réjoui Sam Rainsy sur sa page Facebook. Il me donne une occasion en or de dénoncer ses crimes pour la première fois devant un tribunal indépendant ». L’ancien président du CNRP mentionne notamment l’attaque à la grenade à Phnom Penh le 30 mars 1997, le meurtre de Piseth Pilika en 1999, l’assassinat du syndicaliste Chea Vichea en 2004, le meurtre du défenseur de l’environnement Chhut Vuthy en 2012 et l’assassinat de l’analyste Kem Ley en 2016.

Sam Rainsy, qui possède les nationalités française et cambodgienne, vit à Paris depuis 2015. Il a fait l’objet de multiples plaintes déposées par Hun Sen, et a été condamné à plusieurs reprises par la justice cambodgienne.

Par Pierre Motin – Lepetitjournal.com – 21 juin 2020

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