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L’impossible équation du tourisme en Thaïlande

La Thaïlande a besoin des revenus du tourisme, mais elle ne veut prendre aucun risque en ce qui concerne l’épidémie de Covid-19.

Privée des rentrées financières liées au tourisme, l’économie thaïlandaise est au point mort depuis trois mois, et se prépare à encaisser en 2020 sa pire récession depuis la crise de 1997.

Créditée de 15 à 20% du PIB, l’économie du tourisme emploie directement et indirectement plusieurs millions de Thaïlandais, dont beaucoup travaillent dans le secteur informel ou sans couverture sociale (chauffeurs de taxis, tuk tuk, guides touristiques) etc…

La Thaïlande n’est pas la seule à être touchée : l’activité économique en Asie du Sud-Est devrait se contracter de 2,7% en 2020 selon, la Banque asiatique de développement (BAD), la Thaïlande et Singapour étant les deux pays les plus touchés par la crise.

Mais comment relancer cette économie torpillée par les restrictions mises en place pour luter contre l’épidémie de Covid-19, sans risquer de relancer l’épidémie elle-même ?

Le conditionnel de rigueur

Jamais autant d’articles n’ont été rédigés avec autant de conditionnels, de futurs, de « devrait » et « pourrait », que depuis le début de la crise du coronavirus.

On parle de « bulles », de « couloir sanitaires » et autres concepts dont le contenu reste à définir, car le retour à un tourisme de masse débridé tel qu’il existait avant le Covid-19 est tout bonnement exclu dans un futur proche.

Les Thaïlandais eux même dans leur grande majorité ne le souhaitent d’ailleurs pas, au moins à court terme : selon les résultats d’un sondage d’opinion effectué du 9 au 12 juin, ils sont plus de 75% à ne pas vouloir un retour à court terme des touristes étrangers.

S’armer de patience

Une chose est certaine : il faudra s’armer de patience avant de pouvoir revenir en Thaïlande en tant que touriste.

Actuellement seuls les voyageurs étrangers munis d’un permis de travail (Work Permit) et les ressortissants thaïlandais rapatriés sont autorisés à entrer en Thaïlande.

Tous sont soumis à une quarantaine obligatoire de 14 jours dans des structures gérées par l’État ou, à leurs frais, dans certains hôtels spécialement agrées.

En l’absence de vaccin et de test réellement fiable et bon marché pendant la période d’incubation, ces mesures de confinement sont destinées à durer.

En principe l’espace aérien thaïlandais devrait rouvrir le 1er juillet, mais le gouvernement a déjà repoussé plusieurs fois la date limite prévue, et selon le directeur de l’Autorité de l’aviation civile de Thaïlande, M. Chula Sukmanop, aucune des compagnies aériennes n’envisage la reprise de leurs vols internationaux avant le mois de septembre.

Priorités aux bons élèves

Même si les frontières thaïlandaises rouvrent et que le trafic aérien reprend à partir du mois d’octobre, il y aura des restrictions sur les conditions de voyage et sur les pays autorisés à rentrer en Thaïlande.

La priorité sera donnée aux bons élèves, c’est à dire aux pays qui ont su contrôler l’épidémie avec efficacité, et qui n’ont plus de cas actifs ou de transmissions locales comme l’Australie, le Vietnam, la Nouvelle-Zélande ou la Corée du Sud.

La Thaïlande se classe d’ailleurs comme le premier pays à s’être le mieux remis de l’épidémie de COVID-19 en Asie, et au deuxième rang mondial parmi les 184 pays répertoriés dans un classement effectué par PEMADU Associates .

La France se situe à la 143e position entre le Congo Brazzaville et la Libye.

Par Olivier Languepin – Thailande-fr.com – 21 juin2020

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