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L’affaire des cas Covid de Tachilek fragilise le tourisme à Chiang Mai

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Alors que la fréquentation avait bien repris après des mois de souffrance, l’activité touristique de Chiang Mai accuse de nouveau le coup avec l’annonce de quelques cas d’infection fin novembre.

Au début du mois de novembre, le ciel semblait enfin s’éclaircir pour les acteurs de l’industrie du tourisme dans le nord de la Thaïlande. Avec ces températures clémentes, les provinces de Chiang Mai et Chiang Rai sont particulièrement prisées par les touristes locaux. C’est ainsi que depuis le mois d’octobre, 60% des hôtels avaient repris leur activité contre seulement 30% en juillet et août et les taux d’occupation n’avaient cessé de grimper, passant de 15% entre juillet et septembre à 35% en octobre et 70% en novembre.

Malheureusement, ce regain a été mis à mal par l’annonce d’une série d’entrées illégales depuis la Birmanie de personnes porteuses du nouveau coronavirus.  

En effet, le 28 novembre, la ville de Chiang Mai enregistrait son premier cas de Covid-19 après des mois sans aucune infection. Entrée en Thaïlande illégalement depuis la Birmanie le 24 novembre, une jeune femme avait été testée positive au Covid-19 à Chiang Mai quatre jours plus tard. Depuis, d’autres Thaïlandais revenant de la ville frontalière birmane de Tachilek ont été testés positifs au Covid-19. Et bien que les autorités aient assuré très tôt que la situation était sous contrôle, la plupart des contaminés en provenance de Tachilek étant passés en quarantaine, la nouvelle a suscité des inquiétudes auprès de la population.

“Depuis deux semaines, les hôtels enregistrent seulement 3% d’annulation”, tempère La-iad Bungsrithong, présidente de l’association des Hôtels pour la région nord de la Thaïlande. “Par contre, depuis la fin du confinement, nous observons une nouvelle tendance, les gens réservent et planifient de plus en plus leurs voyages en dernière minute et sur ces groupes-là, nous avons perdu près de 30%!”, dit-elle. 

Du côté de certains hôteliers, le nombre d’annulations est plus élevé que 3%. Christophe Gestin, directeur de l’hôtel Akyra, estime que son établissement a enregistré 15% d’annulation. Le propriétaire de l’hôtel Little Shelter, Apichai Tienvilairat se dit assez découragé : “Mon établissement fait partie du programme ‘Travel Together’, depuis la réouverture en juillet, le taux d’occupation n’était pas trop mauvais, mais là avec les dernières actualités, une bonne partie des réservations ont été annulées jusqu’à la fin de l’année 2020. Même si les autorités n’ont pas annoncé de confinement ou de quarantaine après un voyage à Chiang Mai, certaines entreprises demandent à leurs employés [revenant de la région] de se mettre en quarantaine”. 

Par Catherine Vanesse – Lepetitjournal.com – 14 Décembre 2020

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