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D’Angkor Vat aux stupa du Népal, la Chine participe à la restauration du patrimoine culturel mondial

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C’était en 1985 que la Chine a adhéré à la « Convention du patrimoine mondial ». La Chine compte désormais 56 sites classés sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco et elle fait partie des pays qui possèdent le plus grand nombre de sites classés.

Grande nation en termes de patrimoine mondial, depuis des années, la Chine participe aussi activement à la coopération internationale pour la conservation du patrimoine mondial. Elle soutient la stratégie « Priorité Afrique » lancée par l’Unesco dans le domaine du patrimoine et aide le continent africain à protéger son patrimoine ; de plus, la Chine a accordé son aide au Cambodge, à l’Ouzbékistan et au Népal pour la restauration des reliques historiques de ces pays.

Wang Jing, jeune restauratrice de l’équipe chinoise d’assistance à la restauration des reliques historiques au Cambodge, surveille les vestiges du Palais d’Angkor Vat. En tant que responsable du projet de restauration des vestiges du Palais d’Angkor Vat, elle va passer 11 ans à restaurer ce site historique avec ses collègues. Wang Jing:

« Ce projet a commencé en 2019 et il durera jusqu’en 2030, il nécessite au total près de 11 ans. Les vestiges du palais se trouvent au centre de la cité d’Angkor. A part le “Sourire Khmer”, le plus célèbre édifice situé en plein coeur de la cité d’Angkor, les vestiges du palais représentent un bâtiment dont l’usage a continuellement duré entre 400 à 500 ans. C’est là que se trouvait le siège de l’Empire Khmer. »

Le site d’Angkor a été classé en 1992 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Un an après, le gouvernement cambodgien et l’Unesco ont lancé conjointement une opération internationale destinée à préserver les vestiges d’Angkor Vat. Une dizaine de pays ont accordé continuellement des assistances financières et techniques. La Chine, l’un des premiers initiateurs et participants de cette opération, a participé à la conservation du site d’Angkor depuis les années 90 dans le but d’aider le Cambodge à réhabiliter ses temples et anciennes architectures effrondés ou endommagés. A l’heure actuelle, les restaurateurs chinois ont achevé les travaux de réparation des Temples ChauSay Tevoda et Ta Keo.

Pour Wang Jing, la capacité d’assumer le projet de restauration des vestiges du Palais, montre que les réalisations des équipes de restauration chinoise durant plusieurs décennies sont hautement reconnues par le gouvernement cambodgien et la communauté internationale. Wang Jing:

« En 1998, nous avons entrepris la restauration du Temple ChauSay Tevoda. Nous étions encore des élèves dans le domaine de la restauration protégés par Angkor ; durant la deuxième phase d’assistance au Cambodge, à partir de 2007, nous avons effectué la restauration du Temple Ta Keo, et du point de vue architectural, nous avons mis le concept et l’innovation des mesures dans la restauration des vestiges historiques en pierre. Pour la 3e phase, on peut dire que l’équipe chinoise se classe au premier rang mondial, une preuve convaincante, c’est que la Chine assume la présidence du projet de restauration du Temple de Preah Vihear, un autre patrimoine mondial du Cambodge inscrit sur la liste de l’Unesco. De plus, le Cambodge a confié la restauration du Palais d’Angkor Vat, un important site du patrimoine, aux restaurateurs chinois. Cela témoigne également de la reconnaissance pour tout notre travail de restauration. »

Pour faire rayonner la contribution remarquable de l’équipe chinoise de la restauration des biens culturels, en décembre 2018, la ministre cambodgienne de la Culture Phoeurng Sackona, en représentant le Premier ministre Hun Sen, a attribué les médailles de chevalier du Royaume cambodgien à trois personnes de l’Institut de recherches sur le patrimoine culturel de Chine, à savoir Xu Yan, Wang Yuanlin et Gujun. Xu Yan, restaurateur émérite qui se consacre à ce métier depuis 30 ans, ne s’est jamais ennuyer de son travail, et au contraire, il le trouve de plus en plus intéressant.

Le récent projet de Xu Yan est d’aider le Népal à réhabiliter la place Durbar de Hanuman Dhokales et le stupa bouddhiste de Swayambhu à Katmandu, endommagés par le grand séisme survenu en 2015. Pour Xu Yan, chaque nouveau projet est une toute nouvelle « entrée » et « sortie ». Xu Yan:

« Si l’on remonte dans l’histoire, au 10e siècle, les ancêtres chinois avaient déjà évoqué la conception de l’archéologie. Aujourd’hui, nous disposons de méthodes et théories systématiques et complètes sur l’archéologie, je pense que la mise en application de nos méthodes va faire avancer les technologies du Népal. En même temps, c’est aussi l’occasion de présenter nos technologies à l’égard de la conservation des biens historiques. Pour nous, le personnel qui travaille dans le domaine, il s’agit d’abord d’une opportunité d’apprendre et de rechercher, et ensuite, grâce à ces projets, nous pouvons confirmer les expériences et méthodes apprises dans les travaux précédents, cela nous aide à nous perfectionner pour les prochains projets. »

« Guérir la maladie » du patrimoine culturel a aujourd’hui recours à des connaissances pluridiciplinaires. Selon Wang Jing, l’équipe chinoise d’assistance à la restauration des biens culturels du Cambodge est composée d’hommes de talent spécialisés dans les domaines de l’archéologie, de l’architecture, des paysages, de la gravure sur pierre ainsi que de la préservation botanique :

« Une équipe compétente, dont la plupart des membres disposent d’abondantes expériences de travail dans les champs, donne un soutien solide à la restauration des vestiges du Palais d’Angkor. Notre équipe est composée à la fois de chercheurs émérites en archéologie, de plusieurs experts en histoire de l’art d’Asie du sud-est et de restaurateurs archéologiques pour les objets liés à la religion et à l’architecture. De plus, on dispose d’une équipe chargée de la réparation architecturale. La restauration des édifices en surface est, en fait, mise en oeuvre par des personnes spécialisées en architecture, urbanisme et paysage. On a également une équipe travaillant sur la gravure et une autre qui s’occupe des recherches biologiques. »

Les moyens scientifiques modernes sont aussi un outil important pour augmenter la précision et l’efficacité des travaux de restauration du patrimoine culturel. Xu Yan cite un exemple :

« Citons l’exemple de la technologie tridimensionnelle, qui permet de résoudre les tracas dans la cartographie, surtout pour les bâtiments comme le stupa bouddhiste de Swayambhu. Il est très difficile de réaliser la cartographie des sculptures, des façades compliquées ou des pièces avec une forme spéciale avec des moyens traditionnels. Par ailleurs, les technologies 3D permettent de résoudre la connexion des entablures lors de la réparation. Auparavant, même les meilleurs n’était pas en mesure de connecter les entablures parfaitement. Nous sommes dans une époque où émerge des nouvelles technologies. La combinaison entre les nouvelles technologies et les savoir-faire traditionnels pourait réaliser une percée dans la restauration et la conservtion du patrimoine culturel. »

En tant que grande nation de patrimoine culturel, la Chine participe aux efforts de préservation du patrimoine culturel à l’échelle mondiale. Ces actes bienveillants aident également à favoriser la compréhension mutuelle entre les peuples. Bhagawan Tin Tharu, ouvrier népalais, travaille avec les experts chinois dans la restauration du stupa de Swayambhu à Katmandu. Il est très content de voir la réhabilitation progressive du patrimoine de son pays :

« La Place Durba est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Chaque jour, on voit un flux incessant de touristes. Ici c’est la fierté du Népal. Je suis aussi très fier de pouvoir participer à la réparation du temple. Je sais bien que ce n’est pas possible de réaliser la restauration du stupa avec le seul recours du gouvernement népalais. En voyant que le projet de restauration touche petit-à-petit à sa fin, je suis très content. »

Selon les données publiées par l’Administration chinoise du patrimoine culturel, à la fin de 2020, 30 établissements chinois ont déployé plus de 40 projets conjoints d’archéologie dans 24 pays. Le nombre de projets coopératifs de restauration des vestiges à l’étranger est passé de 6 pays à 11. Le patrimoine culturel représente non seulement les origines et esprits culturels, et les civilisations des pays du monde, mais il est aussi un vecteur important permettant de renforcer les connaissances mutuelles et cela donne plus de signification à l’assistance de la restauration du patrimoine culturel à l’étranger. Xu Yan:

« Du point de vue des échanges culturels, je pense que la Chine et le Népal sont noués par des liaisons religieuses et architecturales depuis de longue date. A l’époque de la dynastie des Yuan, l’architecte népalais Anigo est venu en Chine pour participer à la conception de temples chinois, notamment le Temple de la Pagode blanche. L’artisan népalais a apporté le savoir-faire traditionnel du Népal en Chine ; et aujourd’hui, nous amenons nos expériences et connaissances sur le patrimoine culturel afin d’aider le Népal à réhabiliter les sites historiques endommagés par le séisme. Je trouve ces échanges très significatifs. »

Radio Chine Internationale – 9 octobre 2021

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